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Publié le 06 septembre 2010

Didier Reynders a regretté ce dimanche l'absence de toute concertation entre partis francophones dans les négociations en cours pour les réformes institutionnelles qui précèdent et conditionnent la formation du prochain Gouvernement, ainsi que l'actuelle mise à l'écart du débat crucial sur les questions socio-économiques.
Participant ce dimanche aux émissions «Mise au Point,» sur la RTBf, et «Controverse,» sur RTL-TVi, le Président du Mouvement Réformateur a réitéré son incompréhension face à l'exclusion des Libéraux de la table des négociations, «alors que tous les débats se centrent sur Bruxelles.»
Le Président du MR, première formation politique à Bruxelles et deuxième en Wallonie, a également déploré l'absence de communication sur les soi disant «avancées claires» en matière d'accords.
«On dit toujours qu'on était près d'un accord et qu'on avait jamais été aussi loin dans les avancées institutionnelles mais personne ne sait exactement de quoi il s'agit,» a constaté Didier Reynders.
Et de rappeler la nécessité pour les francophones de Wallonie et de Bruxelles de prendre leur destin en main:
«Depuis le début, on a eu le sentiment qu'il y avait des demandes flamandes, et que chaque fois on disait, 'on va mettre des balises, des limites, une ligne rouge, c'est la dernière proposition...' Je crois qu'à un moment donné, il faut que les francophones se rendent compte qu'il faut donner un destin, une patrie, aux francophones de Wallonie et de Bruxelles,» a expliqué le Président du MR.
Découvrez l'interview de Didier Reynders sur la MRTV